Master 2 D.R.E.I. Cergy-Pontoise

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 remise en cause de la mondialisation au sein ONU

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karine
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MessageSujet: remise en cause de la mondialisation au sein ONU   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyMar 28 Nov - 16:17

Sujet: Quelle remise en cause de la mondialisation au sein de la famille des Nations Unies ?

Au cours des dernières années du XXe siècle, la plupart des pays en développement ont suivis des stratégies de plus en plus libérales dans le cadre de leurs politiques de développement économique, ils ont ouvert leur marché intérieur au commerce international, ont fait une plus large place aux mécanismes du marché dans l’allocation des ressources et privatisé de nombreuses entreprises.

Les politiques applicables aux investissements étrangers directs (IED) ont pris de l’ampleur, les mesures de libéralisation adoptées tout au long des années 90 ont été nettement plus nombreuses que les mesures restrictives. Pourtant, la libéralisation n’a pas atteint les taux de croissance économique espérés, et l’écart entre pays riches et pays pauvres a continué de se creuser, tout comme au sein de chaque pays. Se sont les conséquences néfastes de la mondialisation. Ce vocable « mondialisation » est apparu dans les années 90 et désigne le plus souvent la mondialisation économique. Le terme « mondialisation » décrit l’accroissement des mouvements de biens, de services, de main-d’œuvre, de technologie et de capital à l’échelle internationale. "La «mondialisation» est un processus historique qui est
le fruit de l'innovation humaine et du progrès technique."

Ainsi, elle représente à la fois une source d’opportunité et de difficultés pour les pays en développement. Certain de ces pays ont réussit à s’intégrer dans l’économie mondiale et ont acquis des avantages compétitif, alors qu’un grand nombre de pays tels que les PMA, ont eu des difficultés a attirer les investisseurs étrangers et à saisir les occasions qui se présentent sur les marchés d’exportation, malgré le processus de libéralisation des échanges et des flux de capitaux en cours aux niveaux national et international. Des solutions devaient donc être prises pour réduire les effets négatifs de la mondialisation économique tout en conservant ces aspects positifs.

La question est de savoir si les pauvres peuvent tirer davantage de profit de la mondialisation, c'est à dire, avoir un plus grand accès aux opportunités dans un ordre mondial modifié.

Dans cet optique, l'ONU organe naturel de liaison entre les réseaux de gouvernance des Etats est intervenu pour trouver une solution au problème que soulève la mondialisation dans la société internationale.

L’objectif majeur de la communauté internationale dans ce sens depuis quelque année a été la mise en place d’une mondialisation équitable. Ainsi dans sa résolution de Genève de 2005 (A/RES/59/57) l’Assemblé générale des Nations Unies inscrit la mise en place d’une mondialisation équitable et profitable à tous au cœur des programmes internationaux de développement économique et sociaux.

Nous analyserons les différents programmes élaborés au sein de la famille des nations unies pour intégrer les pays en développement et les PMA dans l'économie mondiale ce qui aurait du conduire à une réduction de la pauvreté (I). Pour ensuite centrer notre analyse sur la tendance actuelle tournée vers une mondialisation équitable (II).


J'attend vos commentaires. A mercredi.
Karine TAYA
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Siham
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MessageSujet: Exposé   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyMar 28 Nov - 23:08

Bonsoir à tous,



Je trouve la présentation de Karine très intéressante. En effet, elle a bien démontré la remise en cause grandissante de la mondialisation économique par les pays en voie de développement. On remarque effectivement que ces derniers sont malheureusement les « laissés pour compte » de la mondialisation. Ils n’ont pas réussis pour la plupart à tirer profit de la mondialisation des échanges afin de se développer et résorber la pauvreté dans leur pays. Bien au contraire, la mondialisation a constitué un facteur aggravant pour ces pays du fait notamment que cette dernière tente de mettre fin à la poussée protectionniste des Etats et au nationalisme commercial. Très affaiblie, les pays en voie de développement tente aujourd’hui de rallier les organisations internationales et l’opinion publique à leur cause à savoir la mise en place d’une « mondialisation équitable ». Ce qui semble peu à peu être le cas notamment par le développement du « commerce équitable » qui tente de protéger voire même de permettre la survie des producteurs en leur garantissant un prix minimum.
En outre, on constate que le droit international économique est aujourd’hui en pleine mutation. Ses transformations s’accompagnent notamment de l’émergence de la société civile qui devient un véritable acteur de la scène économique visant notamment à amplifier le développement des droits subjectifs. La société civile se voit petit à petit octroyer une réelle reconnaissance au sein de la famille des Nations Unies. C’est notamment le cas par l’ancien secrétaire général de la CNUCED, Rubens Ricupero qui proposait la création d’un « Parlement mondial » de la mondialisation afin d’y intégrer la société civile. Cette idée confirme l’idée d’un « global village » (village planétaire) dégagée en 1969 par Marshall McLuhan (Marshall McLuhan & Q Fiore « guerre et paix dans le village planétaire »). Cette position est loin d’être partagée par les Etats membres de l’ONU qui refuse de voir la société civile les concurrencer voire se substituer à eux.
L’ancien secrétaire des Nations Unies Kofi Annan semble, quant à lui, être plus réservé en déclarant que l’ONU devait être pour le XXI °siècle « un pont entre la société civile et les gouvernements ».
Ainsi, on constate que la mondialisation économique fait l’objet de nombreuses critiques. Certains exigent qu’elle soit plus juste et d’autres qu’elle évolue : on passerait alors d’une mondialisation économique à une mondialisation des droits subjectifs.

A demain.
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aurélia
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MessageSujet: exposé Karine   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyMer 29 Nov - 1:09

Bonsoir,
L'exposé de Karine semble effectivement reprendre les éléments importants soulevés par la question.

J' ajouterai quelques points:

Les avantages de la mondialisation sont manifestes : croissance économique soutenue, niveau de vie plus élevé, innovation accrue et diffusion plus rapide des technologies et des techniques de gestion, nouvelles perspectives économiques pour les individus comme pour les pays.

Mais pour beaucoup, la mondialisation signifie être exposé à des forces méconnues et imprévisibles, qui peuvent, du jour au lendemain, mener à l’instabilité économique et à la ruine sociale.

En effet; les bienfaits de la mondialisation demeurent concentrés dans un petit nombre de pays, à l’intérieur desquels ils sont inégalement répartis.

De plus, depuis quelques dizaines d’années, un déséquilibre s’est instauré entre, d’une part, le bonheur avec lequel on a pu adopter et appliquer des réglementations facilitant l’expansion des marchés mondiaux et, d’autre part, l’attention accordée à des objectifs sociaux tout aussi importants, en matière de réglementation du travail, d’environnement, de droits de l’homme ou de lutte contre la pauvreté.

On ne saurait considérer le domaine économique comme indépendant du tissu social et politique. Pour survivre et prospérer, l’économie mondiale doit reposer sur des valeurs partagées et des pratiques institutionnelles stables et servir des objectifs sociaux plus ambitieux, plus égalitaires.

Dans une économie mondialisée, il faut ouvrir les perspectives qui, en matière d’échanges, de stabilité financière internationale et de transfert de technologies permettront aux pays en développement de saisir les occasions de s’engager dans un développement soutenu et de l’accélérer.

C'est pourquoi les organismes des Nations Unies œuvrent de diverses façons à la promotion d'objectifs économiques et sociaux.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), principal fournisseur multilatéral de fonds pour le développement humain durable dans le monde, prend une part active à la réalisation des objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire.

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) s'efforce de promouvoir le commerce international. Elle travaille également en collaboration avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui est une entité distincte, pour favoriser les exportations des pays en développement, avec l'aide du Centre du commerce international.

Il est capital de tirer les leçons de l´expérience ? fructueuse ou non ? en matière de développement. Pour ce faire, la CNUCED recueille et diffuse des données économiques et procède à des recherches et à des analyses pragmatiques sur les stratégies de développement. Le but est d´aider les États membres et la communauté internationale dans son ensemble à comprendre comment mieux faire face à la mondialisation.

L'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industrielle (ONUDI) aident les pays en voie de développement et les pays avec des économies en voie de transition dans leur combat contre la marginalisation dans le climat demondialisation actuel. L'ONUDI mobilise la connaissance, les compétences, l'information et la technologie pour promouvoir un emploi productif, une économie compétitive et ce, en phase avec l'environnement.

Les missions ainsi exercées par ces différends organismes ne révèlent-elles pas les effets néfastes de la mondialisation et donc sa remise en cause ?
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Valère
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Valère

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MessageSujet: Re: remise en cause de la mondialisation au sein ONU   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyMer 29 Nov - 1:27

Bonsoir!

Rien à redire sur la présentation de Karine.

On peut noter que l'ONU a quand même fait des tentatives pour tenir compte des nouvelles donnes de la mondialisation à travers la déclaration du millénaire (en 2000). Malheuresement le résultat escompté, c'est-à-dire une mutation du système multilatéral qui tienne compte des intérêts de tous les Etats, se fait encore attendre. Au final on se retrouve face au statut quo.

La PNUD avait fait du sommet du millénaire un enjeu historique. Le but est notamment de réduire le gouffre béant entre pays pauvres et riches d'ici 2015 et d'inciter les pays riches à consacrer au moins 0,7% de leur PNB à l'aide internationale au développement, donc faire que la mondialisation devienne une force positive pour l'humanité entière via un meilleur partage des bénéfices, comme l'affirme la déclaration.
Néanmoins les promesses de réduction de la pauvreté encensées par le PNUD pour 2015 semblent rester lettre morte face au désengagement des pays occidentaux.

Dès lors se pose la question de la place de l'ONU à l'égard de la mondialisation, de sa capacité à influencer les acteurs de la mondialisation.
La mondialisation et ses caractéristiques actuelles pourraient probablement être remises en cause via un processus de démocratisation des Nations Unies : dans un entretien accordé à Geostratégiques (n°14, novembre 2006), M. Boutros-Boutros Ghali, ancien secrétaire général des Nations Unies déclare qu'il ne faut pas faire preuve d'utopie et que l'ONU ne saurait être le seul cadre pour changer la donne de la mondialisation (il cite notamment l'OIT et l'UNESCO). En outre il estime que des projets entamés au sein des Nations Unies ne pourraient donner lieu à des résultats probants que dans "les 20 voire les 40 prochaines années".
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Christophe
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MessageSujet: Re: remise en cause de la mondialisation au sein ONU   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyMer 29 Nov - 1:46

La présentation de Karine me semble bien soulever les questions à envisager, j’ajouterai quelques points à titre complémentaire.

La remise en cause de la mondialisation s’exprime d’abord sur une volonté de repenser la gouvernance mondiale. La mondialisation équitable passe par une amélioration de la gouvernance mondiale. La mise en place d'une mondialisation équitable fait désormais partie des objectifs majeurs de la communauté internationale. Au cours de sa dernière session, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution qui insuffle un nouvel élan à toutes les initiatives prises dans le monde pour mettre en œuvre les recommandations formulées dans le rapport de la Commission sur la dimension sociale de la mondialisation. Pour Philippe Moreau Defarges , « l’idée de gouvernance exprime la transformation de la problématique de la légitimité. Aujourd’hui, la légitimité d’une action, d’une politique ne peut s’appuyer sur la seule approbation du peuple concerné ; elle doit être bénie également par les autres gouvernements, par les opérateurs financiers, par les organisations non gouvernementales (ONG), par l’opinion publique mondiale ».

Les années 1990 étaient celles de l’application du programme imaginé par les institutions financières internationales. Selon la CNUCED, l’application dogmatique du «Consensus de Washington» et l’absence d’un véritable consensus de co-développement en Amérique latine ont empêché la reprise par la demande et ont combiné l’austérité, avec la persistance des difficultés financières extérieures.

La Banque mondiale prône la mise en place d’une bonne gouvernance (développement de l’éducation et des infrastructures, protection de l’environnement, répartition des ressources plus équitable) comme condition nécessaire au bon fonctionnement des marchés. Le rédacteur du «Consensus de Washington» lui-même, John Williamson, a réuni certains économistes pour réfléchir sur «l’après-consensus».

Quatre propositions majeures se dégagent alors. Premièrement, l’abandon de la politique procyclique : il s’agit désormais de prévoir les jours difficiles en appliquant des mesures draconiennes durant la phase de prospérité pour constituer des réserves et réduire l’endettement. En deuxième lieu, la régulation de la libéralisation des marchés des produits, du capital et du travail : il s’agit d’éviter les dérives de la fuite de capitaux et du gonflement des activités illicites et informelles. Ensuite, la réforme des institutions : elle s’impose pour mieux contrôler l’économie et donner à tous les acteurs nationaux (politiques, entreprises, syndicats) une place dans le processus décisionnel, cette réforme vise aussi à donner plus de pouvoirs normatifs aux OIE ainsi qu’à l’OIT. Enfin, un système fiscal plus efficace : il doit veiller à une répartition convenable des revenus et faire en sorte que les pauvres puissent accéder aux actifs du développement, comme l’instruction, les titres de propriété, le micro-crédit ou la réforme agraire; il ne s’agit pas de revenir à un Etat hypertrophié, corrompu et dispendieux, mais à un «Etat astucieux».
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Rimel DJ
Invité



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MessageSujet: Re: remise en cause de la mondialisation au sein ONU   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyMer 29 Nov - 13:17

Bonjour à tous, merci Karine pour ton travail

La préocupation de la société internatinale quant aux effets néfastes d'une mondialisation à double vitesse, conduisant à acroître les ingalités de développement entre les pays, et laissant en marge les PMA, n'est pas nouvelle. Elle est présente dès la fin des anées 50 - début des années 60 et s'impose comme un constat général suite à la décolonisation et à l'émergenc de ces pays nouvellement indépendants et sous développés, comme le souligne Monsieur Benchikh dans ses travaux.
Il en va de même pour les stratégies adoptées afin de réduire ou d'enrayer ces inégalités de développement, elles naissent d'ailleurs au sein du système ONUsien puisque le premier de cette situation et à proposer des solutions est le secrétaire général de la CNUCED, Monsieur PREBICH, dans son discours de 1964. Il y développe sa théorie du développement par le commerce et son pendant juridique, la dualité des normes, qui tend à réduire les inégalits de fait, par une inégalité de droit. De ce point de vue, l'optique actuelle des Nations Unies ainsi que sa résolution de 2005 apparaît comme simple résolutin de principe.

D'autre part, tu as souligné l'intensification du recours par les PVD aux stratégies visant à mettre en place une économie de marché capable de soutenir la compétitivité au niveau mondial, et donc de s'intégrer dans cette mondialisation; ce qui devait parallèlement leur permettre de réduire leur écart de développement avec les pays développés. Force est de constater que c'est un échec car les économies de ces pays restent fragiles faute de politique structurelle et de développement interne. Le seul exemple relativement probant serait celui de la Chine, encore qu'il faille préciser que que bien qu'aillant un vaste territoire, et des moyens humains très importants, la Chine, à titre indicatif, ne totalise pourtant que 7,7% de la production industrielle mondiale.

Pour ce qui est des PMA, ils sont au centre des préocupations du système ONU depuis les années 60. Cependant, cet intérêt marqué n'a rien changé dans la mesure où cette sous catégorie des pays en voie de développement est marquée par la quasi inexistence de son économie et donc de sa capacité à échanger au plan international, c'est pourquoi les PMA ne peuvent être que les avatars de la mondialisation puisque n'ayant rien à offrir.
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Valère
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Valère

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MessageSujet: Re: remise en cause de la mondialisation au sein ONU   remise en cause de la mondialisation au sein ONU EmptyJeu 30 Nov - 23:20

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers l'entretien avec M. Boutros-Boutros Ghali, que j'avais évoqué plus tôt :

http://www.strategicsinternational.com/14_14.pdf
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